Christophe Sarrio : « Je vis une année exceptionnelle »
Christophe SARRIO a commencé à se faire connaître, « à sortir du lot » comme il dit, à partir de 2008. Il a gravi petit à petit les marches avec l’ambition affichée de tutoyer un jour les sommets. Un peu le Poulidor dans ses premières compétitions officielles, avec plusieurs finales perdues de championnats du Rhône, le fidèle sociétaire, depuis 22 ans, du Club Pétanque Bron-Terraillon, a gouté depuis à la victoire, se faisant ainsi un nom dans le circuit.
Il a commencé à embellir son palmarès qui s'est étoffé au fil des saisons : vainqueur de la Coupe de France et d’Europe des Clubs avec Bron-Terraillon, vainqueur de la Coupe des Confédérations en 2017 avec Stéphane ROBINEAU, Kévin MALBEC et Damien HUREAU, médaillé de Bronze aux Jeux Méditerranéens en 2026 (avec Yohan COUSIN), sacré champion du Monde Doublette (avec Dylan ROCHER) au Bénin en 2023, vainqueur des Masters de Pétanque en 2019 et 2025, sans compter les nombreux concours Nationaux à son actif.
Mais sa plus belle victoire, il l’a obtenue en juillet dernier avec son premier titre de champion de France, dans une spécialité qu’il apprécie particulièrement, à savoir l’Individuel, qu’on appelle communément le tête-à-tête. Et deuxième grand bonheur pour lui, il prendra, dans quelques semaines, la direction de la Thaïlande où il disputera les championnats du Monde sous le maillot frappé du coq, aux côtés de Ludovic MONTORO, Mickaël BONETTO et Yohan COUSIN.
A 42 ans, il les a fêtés le 19 septembre dernier, Christophe SARRIO vit un temps fort dans sa vie de sportif de haut niveau. Sa saison 2026 qu’il qualifie déjà d’exceptionnelle pourrait connaitre sa plénitude avec un titre arc-en-ciel en novembre prochain en Thaïlande. Ce serait assurément pour lui, le couronnement d’une carrière entamée, il y a près de 20 ans.
Certainement déçu, Christophe, de l’issue de cette finale qui vous tendait les bras ?
C’est sûr, on ne peut être que déçu du résultat final. On avait notre destin en main avec cette opportunité de l’emporter avec ces deux boules de gagne. Malheureusement, je rate mon tir et Ludo aussi derrière. On ne peut s’en prendre qu’à nous-même. A ce niveau là, ça ne pardonne pas, c’est l’exigence du haut niveau.
Avant d’atteindre cette finale, vous avez souvent bataillé pour vous en sortir, n’est-ce pas !
C’est vrai, on a bataillé tout le week-end pour en arriver là, mais il faut souligner que le plateau était relevé, il y avait une forte opposition. Ce fut dur effectivement, en 1/4 notamment face à l’équipe à Christian (ANDRIANTSEHENO ), mais lors de cette partie qu’on gagne à 12, on a joué les bonnes boules au moment décisif. Je fais carreau de ma première boule et je rajoute. Puis en 1/2, j’ai tapé-gagné et je fais recul. En finale, ça se joue à quelques centimètres près, sur mon tir de gagne à 10 mètres, je chique la boule, il ne manque qu’un petit tour, sinon on gagne la partie. C’est vrai qu’après, j’ai manqué la gagne en descendant, Ludo pareil. Je le répète, on ne peut s’en prendre qu’à nous-même.
Vous êtes un fidèle de l’épreuve, vous l’aviez déjà remportée par le passé !
Oui, c’était en 2013 avec Thierry BEZANDRY et Jérémy DARODES. J’ai perdu deux finales, en 2009 avec Angy SAVIN et Romain FOURNIÉ et cette année avec Ludo et Micka. J’ai atteint deux fois les 1/2 finales, en 2014 avec Thierry BEZANDRY et Jérémy DARODES, on était alors les tenants du titre, et en 2019 avec Ludovic MONTORO et Jean-Michel PUCCINELLI.
2026 restera certainement dans votre carrière une année exceptionnelle avec votre premier titre de champion de France en Individuel et bien sûr cette sélection en équipe de France pour les championnats du Monde en Thaïlande le mois prochain.
Je ne pouvais rêver mieux en abordant cette saison 2026. Au bout de la 6e finale, j’ai enfin remporté en juillet dernier à Bergerac un titre de champion de France, celui du tête-à-tête auquel je rêvais depuis des années. Comme vous le savez, j’ai toujours adoré le tête-à-tête depuis mes début en 2008. J’aime ces oppositions en un contre un. On est le seul maître du jeu. Et puis, la deuxième bonne nouvelle, c’est ma sélection pour les championnats du Monde, avec Ludo et Micka. On a fait une bonne préparation tout l’été, avec des résultats satisfaisants dans les concours Nationaux. Ce fut encore le cas ce week-end à Nyons avec cette finale qui constitue un bon résultat même si on aurait aimé l’emporter.
Quelles sont vos dernières sorties avant de vous envoler pour la Thaïlande ? Rappelons que ces Mondiaux auront lieu du 20 au 25 novembre.
Dans deux semaines, nous serons à Nice avec l’équipe de France pour disputer l’Europétanque des Alpes-Maritimes (17 et 18 octobre) puis le week-end suivant nous serons à Monaco. Nous terminerons notre préparation au National de Saint-Tropez, les 31 octobre et 1er novembre. Nous aurons ensuite deux semaines de repos avant de rejoindre la Thaïlande pour ces championnats du Monde.
Comment abordez-vous ces championnats du Monde ?
Avec la détermination de ramener le titre. On se connaît, on joue ensemble depuis deux ans, l’an dernier on a remporté les Masters de Pétanque. On a joué toute cette saison 2026 ensemble, Micka, Ludo et moi. On s’entend bien sur le terrain, mais aussi en dehors. On forme une équipe complémentaire qui peut rivaliser avec tout le monde. A nous de le prouver lors de ces Mondiaux, la vérité viendra seulement du terrain. Mais on y va pour la gagne, il ne pourrait en être autrement. On va tout faire pour faire honneur à notre sélection. Je sais qu’on va nous attendre au tournant, c’est une motivation supplémentaire.
Vous mesurez le chemin parcouru depuis vos débuts en 2008 !
Je pratique ce sport avec l’ambition un jour d’atteindre les sommets et vivre des moments comme ceux que je suis en train de vivre aujourd’hui. C’est l’accomplissement pour moi de presque 20 ans de compétition et cette année 2026 est exceptionnelle pour moi, avec un maillot de France sur les épaules, celui dont je rêvais, l’Individuel, et cette sélection pour les championnats du Monde.
Vous êtes fidèle depuis bien longtemps à un club, celui de Bron-Terraillon !
Oui, cela fait 22 ans que je suis licencié dans ce club auquel je suis très attaché. J’ai grandi au niveau pétanque dans ce club, avec comme soutien, le président Henri BAYADA, aujourd’hui disparu. Il a énormément compté pour moi. De là haut, je sais qu’il est fier et heureux de ma réussite. Je lui dois beaucoup et je lui en serai éternellement reconnaissant.
Christophe SARRIO, avec son maillot de champion de France Individuel, a confirmé à Nyons qu’il était un joueur complet
Le Brondillant, en discussion avec Ludovic MONTORO et Mickaël BONETTO, sur la tactique à employer lors de la finale à Nyons. Une belle répétition avant les Mondiaux en Thaïlande.
Résultats du National TOP 1000



