Elle avait perdu en finale du championnat de Haute-Savoie face à une joueuse confirmée du circuit féminin, Amélie ROMUALD. Pour Laurie BRUNET-FABIEN, le championnat AURA à Aurec en ce dimanche de la Pentecôte constituait une belle épreuve de rattrapage, une seconde chance de décrocher un billet pour le championnat de France Individuel à Saint-Florentin (Yonne) les 29 et 30 août prochains.
La sociétaire du club d’Alby-sur-Chéran n’a pas laissé passer cette opportunité en accédant à la finale, perdue certes, mais sans démériter, après avoir fait jeu égal (9-9 avant de rendre les armes) avec la réputée joueuse de Bron-Terraillon, Elodie ESTEVE.
Mais l’Albygeoise est venue chercher en Haute-Loire ce qu’elle convoitait à savoir la qualification au « France «. Une 2e participation dans sa jeune carrière, après celle de l’an dernier en Triplette Féminin.
Après avoir écarté de sa route une autre Haut-Savoyarde, Stéphanie GUERARD, l’Albygeoise assurait sa qualification au championnat de France en dominant sans coup férir en 1/2 finale l’Iséroise Jocelyne POITEVIN.
Découvrons cette jeune joueuse de 26 ans, elle a débuté la pétanque dès l’âge de 7 ans, qui est en train de se rapprocher des meilleures joueuses du circuit féminin. Pour preuve de sa progression, elle va rejoindre dès la saison prochaine le Team Elite dirigé par Patrick MESSONNIER à Thonon-les-Bains. Récompense d’une saison 2026 déjà réussie pour Laurie BRUNET-FABIEN.
Laurie BRUNET-FABIEN : « J’ai bien pointé tout au long de la journée »
Vice-championne AURA et qualifiée au « France, voilà un très beau parcours !
Je suis très satisfaite de mon parcours avec cette place de vice-championne, et surtout la qualification au championnat de France à Saint-Florentin. J’ai fait du beau jeu tout au long de la journée, ce n’était pas évident car les terrains étaient très difficiles. En finale, je fais jeu égal avec Elodie ESTEVE, une des joueuses réputées du circuit, prouvant que j’ai du potentiel pour inquiéter les meilleures. Je suis contente de ma prestation.
Vous aviez assuré votre qualification au « France » au tour précédent avec une victoire haut la main aux dépens de l’Iséroise, Jocelyne POITEVIN.
C’est vrai, j’ai fait ce qu’il fallait en 1/2 pour remporter cette partie importante. Mon adversaire n’a pas eu de réussite à l’appoint, mais elle n’était pas à ce stade de la compétition par hasard, il fallait que je sois à mon meilleur niveau. J’ai bien pointé, ce qui a fait la différence,
Cette demi-finale a été à l’image de votre parcours, vous appuyant sur un excellent appoint qui a fait la différence, n’est-ce pas ?
C’est exact. Je me suis très vite adaptée à ces terrains très sélectifs. Il fallait bien envoyer les boules, c’est ce que j’ai fait tout au long de la journée. Elles ont bien répondu à cette surface très caillouteuse. Cette qualification au « France » récompense ma bonne prestation d’’ensemble.
On ne vous connaît pas trop. Pouvez-vous nous en dire plus sur vous ?
J’ai 26 ans. Je suis issue d’une famille de pétanqueurs, Mes débuts à la pétanque ont été précoces, à l’âge de 7 ans, mon premier club étant Cluses. J’ai fait un break durant trois ans, puis j’ai repris la pétanque il y a quatre ans. L’an dernier, j’ai été championne de Haute-Savoie en Triplette Féminin. Je suis actuellement licenciée au club d’Alby-sur-Chéran, en Haute-Savoie.
Avez-vous pratiqué un autre sport durant votre adolescence ?
J’ai fait du hand et du foot. J’aime la pratique sportive.
Et au niveau de votre activité professionnelle ?
Pour l’instant, je ne travaille pas, mais j’ai exercé la profession de boulangère.
Ce sera donc votre deuxième championnat de France auquel vous allez participer ?
Oui, après celui de l’an dernier au Triplette Féminin où on avait perdu en 8e de finale face à la formation de Cindy PEYROT. Je jouais avec Gabriela BERGÉ-MONTANA qui est repartie dans la Rhône cette année et Houda OUAZZANI qui a signé cette saison au club de Thonon-les-Bains.
Peut-on dire que vous êtes une spécialiste du Tête-à-Tête ?
Il y a quelques années en arrière, je n’aimais pas particulièrement le tête-à-tête car il me manquait énormément de mental. Les années ont passé, j’ai pris de l’expérience et je me suis aguerrie à ce niveau-là. Je suis aujourd’hui plus solide mentalement. Le championnat de France Triplette Féminin de l’an dernier m’a beaucoup servi, en me mesurant aux meilleures joueuses du circuit.
Est-ce que vous êtes omniprésente dans les grandes compétitions, jouez-vous tous les week-ends ?
Auparavant non, car je travaillais en boulangerie tous les week-ends. Aujourd’hui, je suis à la recherche d’un emploi qui me permettrait d’avoir mes week-end de libre afin de me consacrer à la pétanque. Cette année, je vais faire pas mal de concours Nationaux, je serai au National de Salins-les-Bains (Jura) en doublette Mixte et en août au National de Trévoux (01) en Triplette Féminin, qui fera office de préparation pour moi avant le championnat de France Tête-à-Tête fin août à Saint-Florentin.
Que représente la pétanque dans votre vie quotidienne ? Est-ce selon vous un sport ou simplement un loisir ?
La pétanque a toujours été ma passion, dès que mes parents m’ont mis des boules dans les mains. Je suis à fond dedans. Je la considère comme un sport à part entière. Chez les Féminines, le niveau s’est considérablement élevé ces dernières années, il y a des filles très performantes partout en France.
Vous qui êtes de la Haute-Savoie, vous n’avez jamais intégré le team Toro qui était à Rumilly ?
Non, je n’ai pas eu cette opportunité. En revanche, l’an prochain je vais intégrer la Team Elite à Thonon-les-Bains, sous la direction de Patrick MESSONNIER. Cela va me permettre d’évoluer et de progresser aux côtés de joueuses de premier plan.
Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter pour la suite de cette saison déjà réussie, avec ce titre régional Individuel et cette qualification au championnat de France ?
Justement, de faire un bon parcours à Saint-Florentin. Ce ne sera pas facile car les meilleures joueuses de France seront présentes. Mais quoi qu’il arrive, ce hampionnat de France va me permettre d’emmagasiner de l’expérience qui sera bénéfique dans mon évolution de carrière.
Dans quel secteur vous devez encore progresser pour devenir une top joueuse ?
Ma marge de progression se situe au niveau du mental, c’est très important dans le sport de haut niveau. Je dois encore travailler à ce niveau-là. Le tête-à-tête est le meilleur exemple, vous devez gérer seule les situations, vous êtes face à vous même. Le plus fort mentalement fait très souvent la différence. Et ce dimanche à Aurec, mon mental a bien répondu.
Laurie BRUNET-FABIEN a très bien pointé sur des terrains pourtant difficiles.
La vice-championne tête-à-tête, qualifiée au « France », a fait plaisir à son délégué, Alain TALLE.



