Nicolas RAFFIER : spécialiste de la longue (grosse et petite boule)
Encore une fois dans le dernier carré lors du championnat triplettes provençal à Billom et qualifié avec son équipe puisque demi-finaliste pour le championnat régional de la discipline à Chaponnay en mai prochain, Nicolas RAFFIER, joueur multi titré du Puy Dôme a bien voulu répondre à quelques questions concernant le provençal et la pétanque en général.
Qui es-tu Nicolas RAFFIER ?
J’aurai bientôt 56 ans, je suis fonctionnaire territorial à la mairie de Clermont-Ferrand au service des sports. Issu d’une famille de basketteurs et de joueurs de Sport Boules, j’ai pris ma première licence à 18 ans et cette même année je me qualifié pour mon premier championnat de France à Tarbes. Je suis également président du club La Boule Le Central, depuis de nombreuses années, c’est un plaisir car avec une quarantaine de licenciés nous restons un club familial.
Quel est ton palmarès ?
Si on parle de ça, je ne peux pas rêver mieux : j’ai participé à 49 championnats de France (27 en provençal et 22 en pétanque). J’ai fait partie de l’équipe de France militaire à la lyonnaise. Je suis 10e joueur de France aux qualificatifs Doublettes et Triplettes dans ce sport également, M2 et 1/2 finaliste au France en quadrette en 2025.
Ma plus grande émotion, c’est notre titre de champion de France des clubs en Provençal en 2022 avec la Boule Le Central « Notre rêve était d’avoir le maillot et on a chanté la Marseillaise avec beaucoup d’émotion, c’est un souvenir génial ! ». J’ai également été 1/2 finaliste du championnat de France doublettes provençal à Quillan en 2003 avec Dominique PATRUNO, un beau souvenir également.
Qu’est ce qui te plait dans la pratique du jeu provençal ?
Le fait d’appartenir à une famille de joueurs de lyonnaise m’a conduit à essayer le provençal au club des Joyeux Pétanqueurs Salins où beaucoup de gens jouaient dans les années 90. Cela a débouché sur 27 qualifications au championnats de France en provençal. Cette discipline est plus calme, plus reposante, c’est également plus de sérénité, une meilleure ambiance, plus conviviale ce qui me correspond plus. Mais aujourd’hui avec l’âge, c’est aussi plus usant avec un stress plus difficile à gérer. Mon poste de prédilection est tireur. Je ne joue pratiquement plus à la pétanque, seulement en championnat des clubs et au championnat en triplettes, mais cela ne m’a pas empêché d’être champions du Puy de Dôme triplettes en 2025.
Quelques mots sur ton équipe au provençal cette année ?
Mes partenaires sont Dominique ROBERT et Carlos DOS SANTOS. Ce sont des amis de 30 ans, mais c’est la première année que nous jouons ensemble en provençal, une expérience nouvelle ensemble, des adversaires meilleurs et la chaleur surprenante pour un début avril ont eu raison de nous en demi-finale malheureusement.
Quels sont tes objectifs futurs ?
Mon souhait est d’aller une 50è fois au championnat de France en provençal ou en pétanque. Mais la vie au quotidien est compliquée pour un joueur, il faut « avoir un bon bras », donc l’adresse, un soutien et une compréhension de l’entourage familial, ce n’est pas toujours le cas ! Il faut la tête et si elle va bien, on déplace les montagnes ! Je souhaite prendre du plaisir avec des amis et battre de bonnes équipes.
Quel est ton regard dans le rétroviseur aujourd’hui par rapport à tout ça ?
J’ai eu une vie heureuse dans la pétanque, le provençal et à la lyonnaise. J’ai joué avec des grands noms de ces sports. Mais le monde de la pétanque a changé, la joie de représenter et de participer pour un club et/ou un comité n’est plus la même. La pétanque amateur se tourne vers le professionnel avec ce que cela comporte comme désagréments, c’est une évolution ! Positive, négative ? Aujourd’hui, plus de joueurs se tournent vers le provençal car les comportements y sont meilleurs.
Pour ma part, je suis un émotif qui se cache derrière une carapace pour se protéger de ce milieu parfois compliqué.
Nicolas RAFFIER
Nicolas RAFFIER et ses partenaires de cette année : Dominique ROBERT et Carlos DOS SANTOS



