Championnat du Rhône Doublette Masculin

Le 01/05/2026 par Patrick CHALANCON


SARRIO-BONETTO, les as de carreaux 

Ce fut le transfert phare du dernier mercato d’hiver. L’arrivée de Mickaël BONETTO au club rhodanien de Bron-Terraillon, en provenance du CASE de Nice, avait fait la une de l’actualité pétanque et alimenté les commentaires.
L’Istréen, une des plus fines gâchettes de la galaxie pétanque, avait surpris tout son monde en annonçant en novembre dernier son départ du CASE de Nice dont il portait avec succès les couleurs depuis cinq saisons, pour rejoindre son coéquipier en équipe de France, Christophe SARRIO. Avec un objectif bien précis et affiché par ce duo explosif à savoir l’octroi du titre de champions du Rhône de double. 
Mais avant cette échéance très attendue de fin avril, les deux nouveaux partenaires avaient débuté leur saison comme … adversaires, se retrouvant tous deux aux prises lors de la finale départementale en Individuel, avec l’avantage pour le Sudiste qui glanait, dès sa première sortie rhodanienne, son premier titre de champion dans son nouveau département. 

L’heure de vérité avait lieu ce week-end pour les Brondillants qui allaient brillamment assumer leur statut de grands favoris en dépit d’une concurrence sévère, lors de ce championnat du Rhône hyper relevé, avec pas moins de 752 équipes sur la ligne de départ. 
Un vrai parcours du combattant, mais Christophe SARRIO et Mickaël BONETTO devaient parfaitement éviter tous les écueils se dressant sur leur route pour atteindre le dimanche après-midi, sur les terrains sélectifs du club hôte d’Irigny, la finale face à la paire vaudaise, Kevin MALBEC et Baldwin MAGNY, celui-ci déjà détenteur cette saison des titres en Doublette Mixte (avec Mouna BEJI) et Triplette Seniors (avec Romain FOURNIÉ et Kévin PRUDHOMME). 
L’affiche était très alléchante sur le papier, mais la confrontation devait tourner court sur le terrain, avec une victoire sans coup férir des joueurs de Bron-Terraillon. En 4 petites mènes, l’affaire était réglée, 3 échecs au but de MALBEC mettant prématurément fin à cette finale à sens unique. 

Christophe SARRIO et Mickaël BONETTO étaient exacts au rendez-vous avec ce titre en double. Une association qui a fait mouche d’emblée ! 
Pour le Sudiste, sa première saison dans le Rhône est déjà une réussite avec deux titres dans son escarcelle. Inutile de dire que ce sympathique champion, toujours très disponible, affichait un sourire aussi radieux que le soleil en ce dimanche 26 avril du côté d’Irigny. 
L’International français revient sur ses premiers mois réussis dans le Rhône.

Mickaël BONETTO : « Le job est fait avec 2 tickets aux « France »

Ce titre en double avec Christophe SARRIO était votre objectif majeur de votre première saison dans le Rhône. Vous avez répondu présent !

On voudrait tout gagner, le tête-à-tête, le doublette, le doublette mixte, le triplette, mais je savais très bien qu’en venant dans le Rhône, il y aurait une forte concurrence, avec des joueurs très forts comme Kévin MALBEC, Kevin PRUDHOMME, Baldwin MAGNY et bien d’autres encore. Il faut être à son meilleur niveau pour aller « au bout ». Christophe et moi, nous avons fait le job, nous avons très bien joué. Il y a une partie où je suis passé à travers, mais Christophe m’a rattrapé. En finale, Kévin et Baldwin nous ont facilité la tâche, ils ne sont pas bien rentrés dans leur partie, on en a profité avec cette première mène de 4 points. Nous avons été complices, sur le terrain et en dehors. Ce championnat n’a pas été facile à gagner, nous le savions, face à des adversaires valeureux, et ce dans des conditions pas évidentes, sous la chaleur, sur des terrains sélectifs. Mais l’objectif a été atteint, c’est l’essentiel.   

Pour votre première saison dans le Rhône, vous décrochez deux titres, le tête-à-tête et le doublette, sachant que vous n’avez pas participé au triplette. Vous ne pouviez rêver meilleurs débuts !

Bien sûr, deux titres majeurs dans un département aussi relevé que celui du Rhône, je suis très satisfait de mes premiers mois de compétitions dans mon nouveau département. J’aimerais bien chaque année en gagner deux. Le job est fait avec deux tickets pour les « France ».  

Si vous aviez un regret, il viendrait certainement du championnat doublette mixte, où, avec votre épouse, Marine, vous avez été éliminés en 1/4 de finale, après avoir pourtant mené largement au score.  

Oui, on fait la course en tête, mais en face ils ont bien joué, ils n’ont rien lâché. Je prends sur moi cette élimination car je fais une faute de jeu, je prends une mauvaise décision qui nous coûte au final la victoire, mais c’est les boules !

Vous aviez fait l’impasse sur le championnat triplette !

Effectivement, tout simplement du fait que je suis sélectionné avec l’équipe de France, pour le championnat d’Europe doublette en Espagne qui aura lieu à la même date que le championnat de France.   

L’annonce de votre arrivée à Bron-Terraillon avait fait beaucoup parler au sein du micro-cosme de la pétanque. Rappelez-nous les raisons qui vous ont conduit à quitter le club du CASE de Nice ?

Je tiens tout d’abord à renouveler mes remerciements au club du CASE où j’ai connu de superbes moments durant ces cinq ans, au président Patrick BAILET, à Fred MONETTI et Fred CARLIN pour tout ce qu’ils ont fait pour moi. Ils m’ont permis d’évoluer, de progresser, de connaître de belles joies sportives. J’ai vraiment eu un pincement au coeur de partir, la décision a été dure à prendre. Quitter son club quand on s’y sent bien n’est jamais évident. Mais dans notre vie personnelle où bien notre carrière sportive, il nous arrive de faire des choix, de prendre des décisions, il faut les assumer. J’ai souhaité en fin d’année dernière, donner une nouvelle orientation à ma carrière, une nouvelle impulsion, relever de nouveaux challenges. Jouer avec Christophe SARRIO qui est avec moi en équipe de France, c’est excitant. Et puis, il y a six ans, jour pour jour, j’avais dit à Damien RUIZ, le président de Bron-Terraillon que, peut-être qu’un jour, je porterai les couleurs « bleu et blanc » du club. Cela s’est fait cette année.

Avec vos deux titres rhodaniens qui vous qualifient aux championnats de France, et l’équipe de France, la suite de cette saison 2026 est très excitante, n’est-ce pas ?

C’est certain. Il y a de belles échéances à venir pour moi, avec les deux championnats de France, le tête-à-tête à Bergerac les 25 et 26 juillet, et le doublette à St-Florentin, les 29 et 30 août, avec Christophe. Et au niveau international, le championnat d’Europe en Espagne au mois de juin ((18 au 21) où je disputerai le tête-à-tête et le doublette, avec Yohan COUSIN, avec lequel j’ai remporté les Masters de Pétanque. Et j’espère aller, en septembre, aux championnats du Monde en Malaisie. Je suis dans le groupe restreint des 7 joueurs de l’équipe de France, rien n’est acquis, il faut travailler pour maintenir mon niveau de jeu. Mais tous les espoirs me sont permis. 

Vous, le désormais ancien joueur du CASE de Nice, comment avez-vous ressenti l’annulation brutale de l’International de Nice. Une décision prise par le nouveau maire de Nice, Eric CIOTTI, dans le cadre des restrictions budgétaires de la ville ?

Quand j’ai appris la nouvelle, la semaine dernière, je vous avoue que j’étais dégoûté. L’International de Nice est une superbe épreuve, disputée dans un cadre magnifique. En tant que joueur de pétanque et ancien licencié du club, j’avais grand plaisir à participer à cette compétition, une des plus belles de France selon moi. Je suis très déçu pour les organisateurs, pour mon ancien président, Patrick BAILET. C’est vraiment triste de penser qu’il n’y aura pas l’International de Nice cette année, j’espère que cette interruption n’est que provisoire. Encore une fois, je suis dégouté de cette décision brutale du nouveau maire.



Christophe SARRIO-Mickaël BONETTO, une association payante.



Les championnats du Rhône à Irigny aux couleurs « bleu et blanc » de Bron-Terraillon avec les victoires en double de Christophe SARRIO-Mickaël BONETTO et en individuel Féminin d’Emma PICARD, pour la plus grande joie du président du club brondillant, Damien RUIZ.