Située entre Lyon et Saint-Etienne, dans la vallée du Gier, ancien bassin Houiller de la Loire, berceau de l’exploitation charbonnière française, Rive-de-Gier a été une ville pionnière de la Révolution industrielle au 19e siècle, avec ses mines de charbon, ses forges et ses verreries qui ont fait vivre des milliers de famille.
Le charbon a traversé l’histoire millénaire de Rive-de-Gier, avant la désindustrialisation des années 80-90 qui a scellé le sort de l’activité minière. Une époque révolue qui fait partie du riche passé de Rive-de-Gier.
Porte d’entrée du Mont du Pilat, Rive-de-Gier, avec ses 16 000 habitants, est une commune attractive, qui compte plus de 150 associations, constituant un pilier essentiel de la vie locale.
Le sport a pignon sur rue, dans sa diversité, tous les sports étant représentés, du football au rugby, en passant par le basket, le volley, le hand, la boxe, le tennis, le badminton jusqu’aux Pêcheurs à la mouche. Les boules roulent bien, avec l’ACR Boules pour les adeptes de la « longue », et la Pétanque Ripagérienne pour les aficionados de la « petite boule ».
La Pétanque Ripagérienne
Créée en 1980 par Dino CAMPIGLI, la Pétanque Ripagérienne est une des associations phares de Rive-de-Gier. Elle a vécu de grandes heures, sous la présidence notamment de Jacques GERY, son emblématique président de 1996 à 2012, avec l’organisation de son réputé National de Pétanque auquel ont participé les plus grands champions de la discipline (la 16e et dernière édition ayant eu lieu en 2015 sous la présidence de François FOTI). Le club est réputé également pour son école de pétanque qui a formé de futurs champions, la formation faisant partie des axes majeurs de la politique du club et ce depuis de très nombreuses années.
Grâce au dynamisme des dirigeants successifs en fonction au sein du club, Rive-de-Gier est devenue une place forte de la pétanque au niveau du département de la Loire, mais aussi de la région, nombreux licenciés des départements voisins participent aux divers concours officiels organisés par le club, particulièrement lors de la saison hivernale, les « visiteurs » profitant des superbes installations couvertes et des terrains sélectifs du pétanquodrome, rénové il y a tout juste un an.
Après un bref intermède à la tête du club de Jean MARZILLI, c’est François FOTI qui préside aux destinées du club depuis fin 2014. Cet Italien d’origine, né en Calabre, est arrivé en France en 1956. Il a exercé la profession de rectifieur de vilebrequins sur les moteurs de voitures de course avant de profiter d’une retraite bien méritée, il y a maintenant 13 ans.
Âgé aujourd’hui de de 73 ans, François FOTI perpétue cette touche italienne, imprimée il y a 46 ans, par le fondateur du club, Dino CAMPIGLI.
Rencontre avec le président François FOTI, à l’occasion du 2e tour départemental de la Coupe de France qui opposait, le 8 mai, son club à celui du Team Pétanque St-Jean (Secteur Roannais), avec au final la qualification de l’équipe locale pour le 3e tour.
Pour le site AURA PETANQUE ACTUS, il nous présente la Pétanque Ripagérienne qu’il préside depuis maintenant 12 ans.
François FOTI : « Notre club est bien structuré »
Dans quelles circonstances, avez-vous pris la présidence du club ?
Après le départ de l’emblématique président, Jacques GERY, fin 2012, j’ai occupé la fonction de vice-président dans le nouveau bureau, Jean MARZILLI étant élu à la tête du club. Mais un an plus tard, il a démissionné, et par obligation dirai-je, j’ai pris la présidence, cela fait maintenant 12 ans.
Aviez-vous occupé une fonction dirigeante avant de venir à Rive-de-Gier ?
Non, je n’étais que simple pratiquant licencié à Rive-de-Gier. Je suis parti ensuite dans le Rhône, à Sérezin-du-Rhône, puis à Grigny et enfin à Calade Pétanque à Villefranche avant de revenir à Rive-de-Gier. Le président de l’époque, Jacques GERY, m’avait demandé alors de prendre sa succession car je connaissais pas mal de monde dans le club, mais c’est Jean MARZILLI qui a présidé le club. Un an plus tard, il a démissionné et j’ai pris sa place.
Comme le président fondateur du club, Dino CAMPIGLI, vous êtes d’origine italienne !
C’est exact, je suis né en Italie, en Calabre. Je suis arrivé en France en 1956.
Combien de licenciés compte le club cette année ?
Sauf erreur de ma part, nous avons à ce jour 217 licenciés dont 27 féminines, une trentaine de jeunes, une quarantaine de vétérans et le reste ce sont des seniors. Le club a toujours tourné autour des 200 licenciés qui le situe régulièrement parmi les plus importants en terme d’effectifs du département de la Loire.
Le club a une riche histoire.
Tout fait. Au niveau des résultats sportifs, la Pétanque Ripagérienne a remporté de nombreux titres départementaux durant ses 46 ans d’existence. Au niveau des organisations, nous avons accueilli des championnats de la Loire. Mais la vitrine du club, ce fut notre National créé dans les années 90, lequel a connu un vif succès avec un pic d’inscriptions à 230 triplettes. La 16e et dernière édition s’est déroulée en juillet 2015 lors de ma première année de présidence. C’est avec regret que nous avons dû l’arrêter à l’issue de cette 16e édition, faute de bénévoles.
Pourrait-on revoir bientôt au calendrier le National de Rive-de-Gier ?
J’aimerais bien, mais c’est compliqué en raison du marché qui se tient sur la place centrale le vendredi matin. C’est impossible de tracer les terrains en si peu de temps sachant que les Nationaux débutent désormais le samedi matin à 9 h. On pouvait le faire auparavant car les Nationaux commençaient le samedi après-midi. Le marché du vendredi matin nous prive d’organiser un championnat de la Loire ou de refaire notre National. On est bloqué à ce niveau là. Mais organiser un National actuellement, c’est plus lourd financièrement qu’il y a dix ans, le budget n’est plus le même avec un Top 1000 ou une étape PPF qui assure la venue des champions. Mais cela a un coût.
Pouvez-vous compter sur le soutien de la Municipalité ?
Par le passé, le maire de l’époque, Jean-Claude CHARVIN, nous apportait son soutien, notamment lors de l’organisation de notre National. En mars dernier, à l’occasion des élections municipales, nous avons changé de maire, c’est aujourd’hui une maire, Mme Séverine REYNAUD. Les premiers contacts avec elle sont bons, ainsi qu’avec son adjoint aux sports, qui aime la pétanque.
Le club a un bel outil de travail avec le pétanquodrome !
C’est certain. Il a subi d’importants travaux de rénovation qui ont duré 16 mois, notamment au niveau de l’agrandissement de la buvette. Le coût des travaux s’est élevé à plus d’1 million d’euros. Cela fait un an, jour pour jour, que nous utilisons notre pétanquodrome dans ses nouvelles fonctionnalités. Nous conservons nos 16 jeux intérieurs, nous en avons en revanche perdu quelques uns à l’extérieur, nous en avons 13. Sinon, la superficie à l’intérieur est plus grande, surtout au niveau de la buvette qui est très fonctionnelle.
Avec un pétanquodrome aussi fonctionnel, c’est la pétanque non stop à Rive-de-Gier !
Pour ceux qui ont envie de se faire plaisir, ils viennent ici, le cadre est idéal pour jouer à la pétanque.
Le club a un autre atout, son école de pétanque !
Bien sûr, la formation est l’ADN du club depuis très longtemps. Cela fait plus de 30 ans que notre école de pétanque existe. Nous comptons cette année une trentaine de jeunes. Nous avons remporté de nombreux titres grâce à nos jeunes, pas plus tard que l’an dernier. Nous avons toujours eu le bonheur d’avoir de très bons éducateurs pour encadrer nos jeunes et ce depuis le début, je pense à Thierry HÉBERT qui a été au départ le responsable de l’école de pétanque, Loïc GARCIA. Actuellement, c’est Olivier LEYDIER qui est responsable de l’école de pétanque, assisté de Serge CEGARRA, ils travaillent en binôme.
La Pétanque Ripagérienne a-t-elle obtenu cette année de bons résultats lors des championnats de la Loire ?
Pas de titre malheureusement (les juniors seront deux jours après cette interview du 8 mai champions de la Loire Doublette à Feurs ndlr), mais quelques bonnes prestations : 1/4 de finaliste du Doublette Mixte et du Triplette Mixte. Nous avons 2 équipes présentes en Championnat Régional des Clubs, une équipe en CRC Open et, cette année, une équipe féminine également en CRC.
Votre club a tous les atouts pour réussir, avec notamment votre pétanquodrome et votre école de pétanque !
Notre club est bien structuré, avec une bonne équipe dirigeante, des installations adéquates, une école de pétanque qui marche bien. Nous organisons cette année 9 concours officiels, le prochain aura lieu le 20 mai.
Qu’est-ce que vous voudriez voir perdurer au sein du club ?
Le vivre-ensemble, l’esprit convivial et le plaisir de se retrouver autour de la pétanque. C’est un club sain, qui fonctionne bien. On n’a pas de joueurs vedettes, nous en aurions trois ou quatre, on serait preneur, afin de rehausser les ambitions du club, mais je félicite mes licenciés qui défendent du mieux possible les couleurs de la Pétanque Ripagérienne. Je suis fier et heureux de présider ce club depuis maintenant 12 ans.
Le Président François FOTI, derrière le comptoir de la buvette flambant neuve, après la rénovation du pétanquodrome qui a nécessité 16 mois de travaux.
Les équipes de la Pétanque Ripagérienne (à droite) et du Team Pétanque St-Jean (à gauche) lors du 2e tour départemental de la Coupe de France, organisé le 8 mai dernier.
Une deuxième jeunesse pour le pétanquodrome de Rive-de-Gier, après 16 mois de rénovation.
La doublette Juniors de Rive-de-Gier sacrée championne de la Loire ce dimanche à Feurs.