Mini Bol d'Or Féminin : Emma PICARD transforme l’essai !

Le 18/03/2026 par Patrick CHALANCON


Une « première » victorieuse pour la vice-championne du monde 2021 pour son retour dans le Rhône et dans son club de coeur, Bron-Terraillon. De bon augure avant d’aborder cette saison 2026 avec de grandes ambitions. 
Emma PICARD détient un record de précocité. Elle n’avait que 4 ans lorsqu’elle a commencé à lancer des boules de pétanque, avec déjà une certaine dextérité. Une enfant prodige peut-on dire. 23 ans plus tard et de belles lignes écrites sur sa carte de visite, la vice-championne du monde 2021 avec l’équipe de France, est revenue en ce début d’année dans le Rhône, son département d’origine. Un retour aux sources dans son club de coeur, Bron-Terraillon, l’année des 10 ans de la disparition de l’ancien président, Henri BAYADA,  dont elle était très proche durant son enfance et son adolescence.  

Un retour gagnant pour Emma qui, pour sa première participation, a remporté le Mini Bol d’Or Féminin Rhône-Alpes aux côtés d’Emilie FABRE(TAUBAN), recordwoman de l’épreuve avec 7 victoires à son actif, et Stéphanie VANPEE, moins connue sur le circuit pétanque, mais au diapason de ces deux réputées coéquipières durant ces deux jours de compétition.   

Un nouveau trophée dans la vitrine d’Emma PICARD, qui, à 27 ans seulement, s’est déjà forgée un beau palmarès au plus haut niveau. Vice-championne du Monde par équipe en 2021 à Santa Susanna (Espagne), après une défaite amère en finale à…12, médaillée de bronze au championnat du Monde de Tir de Précision, quadruple championne d’Europe, victorieuse à quatre reprises des CNC et plusieurs victoires dans les concours Nationaux.  

2026, une nouvelle étape dans l’itinéraire de cette championne de haut niveau qui va, de nouveau, défendre les couleurs de son cher club de Bron-Terraillon, après un passage réussi en Auvergne, au club puydômois d’Arlanc. Emma nourrit les mêmes ambitions, celles de rafler des titres à tous les étages de la hiérarchie, départementale, régionale et nationale. Avec un regard tourné vers l’international, la native de Décines, dans la banlieue lyonnaise, n’ayant plus revêtu le maillot de l’équipe de France depuis 2021 et sa finale perdue à…12 lors du championnat du Monde en Espagne, à Santa Susanna. La Brondillante s’était ensuite volontairement mise en retrait. Mais aujourd’hui, elle n’est plus dans le même état d’esprit, dans les mêmes dispositions. Elle ouvre les portes à l’équipe de France « si on fait appel à moi » dit-elle tout en ajoutant « qu’elle ne court après personne ».    

A bientôt 27 ans (elle les aura le 29 mars prochain), Emma PICARD a encore de belles années devant elle au plus niveau d’une discipline qu’elle pratique depuis sa plus tendre enfance. On en est tous convaincus, elle la première. 

« Le Mini Bol d’Or Féminin Rhône-Alpes,  est une belle compétition »

Première participation dans cette compétition et première victoire. Vous ne pouviez espérer mieux ?

C’est certain, d’autant que je n’avais jamais participé à ce type d’épreuve sous forme de marathon. Je suis très heureuse d’avoir gagné ma première compétition de la saison sous les couleurs de Bron-Terraillon, mon club de coeur.  

Il a fallu attendre l’édition 2026 pour que vous participiez à cette épreuve malgré déjà de nombreuses années de carrière derrière vous !

Il y a une explication. Cela faisait déjà quelques années que j’avais quitté le Rhône, je n’étais plus dans la région Rhône-Alpes, et donc je n’ai pas eu l’opportunité de disputer ce marathon féminin. De retour cette année à Bron-Terraillon, mes deux coéquipières, Emilie TAUBAN et Stéphanie 
VANPEE
, m’ont sollicitée pour faire équipe avec elles et j’ai dit oui avec grand plaisir. J’ai bien fait puisque la victoire nous a souri. Nous avons bien joué, toutes les trois, durant ces deux jours. L’équipe a bien tourné, et franchement je suis vraiment satisfaite du niveau de jeu que nous avons proposé. Et puis je suis très contente pour Stéphanie qui joue très peu, c’est trop bien pour elle.  

C’est une compétition qui exige beaucoup d’endurance, vous avez pu le constater !

Je peux vous le confirmer. C’est très usant, ça entame vos ressources physiques. 21 parties disputées, j’avoue que ça pique un peu à la fin, je vais bien dormir. 

Est-ce plus éprouvant que d’aller « au bout » d’un concours National ?

Assurément. Dans un National Féminin, on dispute 7 ou 8 parties pour atteindre la finale. Là, on fait 21 parties sur le week-end, c’est un vrai marathon, physiquement il faut être en forme.  

Comme vous nous le disiez, vous voilà de retour à « la maison », dans votre cher club de Bron-Terraillon, était-ce programmé ?

J’ai souhaité revenir cette année à Bron-Terraillon, vous connaissez l’attachement que je porte à ce club. Et puis, 2026 est une année particulière pour moi, car on va célébrer les 10 ans de la dispari-tion de l’ancien président, Henri BAYADA, avec lequel j’avais des liens très forts, il m’ a connu toute petite, j’avais une relation filiale avec lui, c’était comme mon grand-père. Son départ m’a fait  énormément de peine. Il m’accompagne depuis par la pensée.  

Cela va vous motiver un peu plus encore pour faire briller le club brondillant lors de cette saison 2026 avec beaucoup d’ambitions. Vous êtes vous fixée des objectifs particuliers ?

J’aimerais faire une belle saison pour Henri avec l’objectif d’aller chercher des qualifications aux championnats de France par le biais du département ou de la région. J’aimerais bien briller au Tête-à-Tête, j’adore ces oppositions en une contre une, mais je sais que ce ne sera pas simple car le niveau est très relevé dans le Rhône, il y a des filles très fortes, la concurrence sera rude. J’aimerais bien aussi disputer la phase finale à 8 de la Coupe de France. Outre les championnats départementaux, je vais essayer de performer dans les concours Nationaux et les Championnats des Clubs en fin d’année. Je bosse dur pour atteindre mes objectifs avec plusieurs entraînements dans la semaine. J’ai fait appel à un coach mental. Je me donne tous les moyens pour réussir.   

Avez-vous déjà constitué vos équipes lors des différents championnats du Rhône ?

Oui. En Doublette, avec Floriane VERNILE, en Triplette avec Julie GONELLE et Marine BONETTO, en Triplette Mixte avec Steeven CHAPELAND et Clément BOUSQUET.  
Au niveau des concours Nationaux, je vais jouer avec Charlotte DARODES, Nadège BAUSSIAN-PROTAT, Torea TAIRIO, Florence SCHOPP. Je vais également faire un National avec Kimberley BOUSCH

Vous avez un peu disparu des radars au niveau des équipes de France, comment l’expliquez-vous ?

J’ai arrêté l’équipe de France il y a deux ans, me mettant volontairement en retrait pour des raisons sportives qui me sont propres, je ne souhaite pas les évoquer aujourd’hui. 

Mais cela ne veut pas dire que vous avez fermé définitivement la porte à l’équipe de France, dans l’hypothèse qu’on fasse appel à vous ?  

Le passé, c’est le passé. Aujourd’hui, je ne suis plus sur cette position, dans cet état d’esprit. Je suis ouverte et prête à toute sélection. Je ne cours après personne, mais s’ils veulent me sélectionner de nouveau, je répondrais présent, ils le savent. J’ai envie de retrouver l’équipe de France car j’aime mon pays. Je reste sur une finale de championnat du Monde en Espagne en 2021, perdue à 12. Une défaite qui me reste encore aujourd’hui en travers de la gorge. Pour l’heure, je m’entraîne dur pour être la plus performante possible.  

Cette première victoire de la saison lors de ce Mini Bol d’Or Féminin Rhône-Alpes est annonciatrice d’une saison 2026 qui pourrait être celle d’Emma PICARD.

Je l’espère. Je vais m’en donner les moyens car je suis une compétitrice. Et puis, porter de nouveau le maillot de mon club de coeur est une motivation supplémentaire, Henri BAYADA, de là où il est, me donnera les forces pour réussir. 

 



Emma PICARD, en plein dans le mille pour sa première participation.



Emma PICARD et ses coéquipières Emilie TAUBAN et Stephanie VANPEE, tout sourire, ont fait briller les couleurs du Rhône et de leur club, Bron-Terraillon.